Le Raid Amazones, une aventure qui « fait passer par toutes les émotions »

Le Raid Amazones, une aventure qui « fait passer par toutes les émotions »

Du 10 au 20 octobre, Sabine Kacel s’est envolée au Sri Lanka. Avec deux collègues devenues des amies, elles ont participé à la 18e édition du Raid Amazones. Une aventure riche en émotions.

Sabine, Nina et Quitterie ne se verront plus jamais comme avant. Pendant dix jours, les trois amies lyonnaises ont partagé une « aventure incroyable », selon Sabine. A la force de leurs bras et jambes, elles ont traversé le Sri Lanka pour la bonne cause : soutenir l’association Cassandra. Bien qu’elles aient terminé 34e sur 40 équipes participantes, les Masaki ne regrettent pour rien au monde cette aventure. Sabine Kacel revient sur son expérience.

Sportives.net : Pourquoi avoir participé au Raid Amazones ?
Sabine : Pour plusieurs raisons. Déjà parce que j’adore le sport qui est un très bon moyen de se dépasser, ce qui n’est jamais facile. Ensuite pour partager quelque chose avec mes amies et soutenir l’association Cassandra.

Que vous a apporté cette aventure ?
J’ai adoré cette expérience, c’était magique. Ça m’a apporté plein de bonheur et ça m’a rapproché de mes amies. J’ai rencontré plein de gens et surtout je me suis rendue compte que je pouvais vraiment me dépasser. Finalement, quand je fais du sport, je ne puise pas tant que ça dans mes réserves.

Vous vous êtes découverte…
Au Sri Lanka, j’ai senti que je suis allée au bout de ce que je pouvais faire avec la température qui pouvait monter jusqu’à 42 degrés. On a vraiment envie d’aller jusqu’au bout, d’être là le dernier jour. Je me suis un peu découverte dans le sport. Je ne suis pas compétitrice du tout et le Raid ne l’est pas non plus car il y a une belle entraide avec les autres participantes.

Comment s’est déroulée votre préparation en amont ?
On courait déjà toutes les trois. Le canoë on n’en faisait pas du tout, le tir à l’arc non plus. Pour le VTT ça allait parce qu’on sait toutes les trois faire du vélo, mais il a quand même fallu s’entraîner. Le tout a été une grosse phase d’entraînement pendant un an et demi, deux ans.

Sabine (à gauche), Quittrie (au centre) et Nina ont parcouru 16 longs kilomètres en canoë. Les trois copines ont tout de même terminé 20e sur 40 de cette épreuve.

Quelles épreuves avez-vous faites ?
On a eu six jours d’épreuves, toutes le matin. On a commencé par 16 km de trail, puis 16 km de canoë, 48 km de VTT, une chasse au trésor qui s’apparentait à une course d’orientation, 23 km de run & bike et 10 km de trail. 

Comment occupiez-vous vos après-midis ?
L’organisation nous a fait découvrir les coutumes locales. On a eu droit au cricket, le sport national, au tir à l’arc, à un cours de cuisine et à une épreuve de survie qui permettait de gagner du temps.

Quel est votre meilleur souvenir de ce Raid Amazones ?
Toutes les épreuves étaient magnifiques mais si je ne devais garder qu’un souvenir je pense que ce serait l’épreuve de VTT. Au bout de 300 mètres, Quittrie est tombée et s’est ouverte l’arcade. On a perdu 40 minutes le temps qu’elle se fasse soigner. Finalement ça a été une épreuve géniale, même si on a terminé dernières, car on a eu le paysage que pour nous.

Et votre pire souvenir ?
Je pense que c’est le canoë (rires). Ce n’est vraiment pas mon sport ! On a pagayé sur l’océan indien et il y a énormément de courant. On a fait 2 km dessus, puis sur un bras de mer pour terminer où on a commencé, sur l’océan. Pendant 2 voire 3 km on voyait l’arche d’arrivée mais on n’en voyait pas le bout. Je crois que j’ai passé le dernier kilomètre à pleurer tellement je n’en pouvais plus.

Belles dernières de l’épreuves de VTT, les Masaki ont eu une haie d’honneur à l’arrivée.

A quel moment avez-vous été le plus fière de votre équipe, les Masaki ?
J’ai été hyper fière de Quittrie sur le VTT. Elle s’est vraiment ouverte toute l’arcade : elle a fini l’épreuve avec six points de suture et trois strips. Avec Nina on pensait qu’elle n’allait pas repartir mais elle a absolument voulu continuer. Le soir on a eu une haie d’honneur ! Le sixième jour, Quittrie était vraiment au bout du rouleau et là on a eu un vrai esprit d’équipe. On l’a tiré, boosté, on a trouvé les mots pour qu’elle termine.

Y a-t-il eu un moment où vous avez été très fière de vous ?
Le canoë a été très dur mais le run & bike également. C’est sur cette épreuve que j’ai vraiment puisé dans mes ressources. Comme Quittrie était blessée, on lui a beaucoup laissé le vélo et avec Nina on a dû courir 19 km sur les 23. Là je suis allée au bout de moi-même. A un moment j’ai senti que mon œil se révulsait tellement qu’il faisait chaud !

Quel bilan tirez-vous de ce Raid ?
Je retiens qu’en une journée on passe par toutes les émotions possibles. Les pleurs, les fous-rires, les moments de tensions… Tout ça en très peu de temps. Le Raid Amazones est très particulier, surtout que pour nous c’était le premier.

Seriez-vous prête à repartir ?
Oui ! Mais pas tout de suite. On va attendre un peu avant de chercher à nouveau des sponsors. Le démarchage, quand on n’est pas athlète, c’est vraiment pénible. On a mis un an et demi à trouver 4.000 € TTC par participante pour partir.

Le Raid Amazones, c’est quoi ?
Il s’agit du seul Raid nature itinérant à travers le monde et 100 % féminin. Après le Cambodge l’an dernier, la 18e édition s’est déroulée à travers le Sri Lanka. Lors de cette aventure, les équipe allient aventure, humain, solidarité et sport grâce à des épreuves organisées : Run & Bike, trail, VTT, canoë, tir à l’arc…

Maryne est la créatrice du site. Journaliste depuis ans, elle carbure aux pâtes, à l’eau et aux rencontres. Fan de ski depuis son plus jeune âge, elle le pratique telle Tessa Worley !

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