Basket – Des étoiles dans les yeux pour de jeunes meneuses

Basket – Des étoiles dans les yeux pour de jeunes meneuses

C’est à Bourg-de-Péage dans la Drôme qu’a eu lieu le premier camp 100 % féminin, 100 % meneuse de jeu. L’effigie de ce camp : Céline Dumerc, la meneuse de jeu de Bourges et de l’équipe de France. Le projet s’est concrétisé du 5 au 9 juillet dernier, dans l’enceinte du Complexe Vercors de la ville. Le camp « No Limit Céline Dumerc » a accueilli 166 joueuses venues de toute la France et même quelques-unes de l’étranger. Entourée d’un staff important de plusieurs coachs, animateurs, préparateurs physiques, spécialistes, d’une équipe médicale et de trois joueuses internationales, Céline Dumerc voulait faire passer des messages de bonne humeur, implication et de bon état d’esprit aux stagiaires présentes durant la semaine. Lors de la cérémonie de clôture du camp, l’émotion était au rendez-vous dans les rangs du staff et des jeunes meneuses. En plus, l’anniversaire de « Cap’s » était célébré ! Tout le monde est reparti ravi de ces quelques jours de basket, qui se sont conclus par des jeux et des remises de prix, sans oublier les photos et autres dédicaces. Une première réussie qui en appelle sûrement d’autres !

 

Le regard d’Anaël Lardy sur le camp

Céline Dumerc n’était pas venue seule pour ces cinq jours de stage. Dans ses bagages, trois joueuses internationales : Sylvie Gruszczynski, Nathalie Lesdema et Anaël Lardy. Cette dernière, meneuse de jeu à Montpellier et en équipe de France, nous explique en quoi ce camp a été une réussite et ce que les joueuses souhaitaient transmettre aux jeunes stagiaires.

Anaël Lardy, meneuse à Montpellier, faisait partie du staff lors du camp " No Limit Céline Dumerc ".
Anaël Lardy, meneuse à Montpellier, faisait partie du staff lors du camp  » No Limit Céline Dumerc « .

 

Comment s’est passé le camp ?

Bien à tout point de vue, autant humainement que sportivement. On ne s’attendait pas à une expérience comme celle-là, et ça restera gravé dans toutes les mémoires, que ce soit pour les coaches, nous les joueuses, ou les filles qui sont venues en stage. Ça a vraiment été un camp exceptionnel.

En quoi ça a été exceptionnel justement ?

Quand on est venus, on ne savait pas trop où on mettait les pieds. Tout le monde a fait des camps dans sa carrière. Mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé, il y a eu une ambiance particulière, autant dans le staff que pour les jeunes. On peut le voir ce soir (ndlr : jeudi 9 juillet) dans l’émotion que l’on ressent. Les gens ont été entiers, se sont donnés sportivement et humainement, et c’est ce qui a fait la richesse de ce camp.

On sent qu’il y a eu un vrai contact entre les joueuses et les « stars » comme vous, c’est ça aussi qui en a fait la réussite ?

Il y a eu un vrai contact, on a été disponible. Mais les filles nous ont aussi donné envie de partager tout ça avec elles. Elles ont toujours été souriantes, elles se sont impliquées, elles ont été drôles. Il y a tout eu, des pleurs, des rires, des blessures, du sérieux. Ça a vraiment été complet et d’avoir tout réunit, c’est tellement rare, que c’est ce qui a fait la force de ce camp-là.

Une telle réussite sur une première, c’est rare aussi…

On ne sait jamais où on met les pieds et ça a été une réussite, oui. On le doit beaucoup à Didier et Patrick pour l’organisation, ils ont vraiment été exceptionnels. Toute l’équipe a été au top et le camp a été riche. Ça a donné quelque chose d’inoubliable et exceptionnel.

« Il faut rester soi-même »

Quels étaient les messages ?

Par rapport au poste de meneuse, c’était tout ce qu’est Céline : l’implication qu’elle met aux entraînements, le respect qu’elle a pour ses coéquipières, le leadership qu’elle peut avoir, comment elle s’impose sur un terrain. Nous, les joueuses, on a aussi eu la chance de pouvoir entrer dans les entraînements, les coaches nous donnaient libre court pour apporter des remarques et des conseils.

On dit souvent que le meneur de jeu est le leader sur le terrain, est-ce le cas aussi en dehors du terrain ?

Ça a été dans les discussions toute la semaine, mais il ne faut pas oublier qu’un meneur peut rester un meneur sans être leader. Même s’il aura forcément à prendre des responsabilités et un certain leadership. Mais pas forcément en dehors, même si en général ça va de pair.

C’est aussi ça qu’incarne Céline Dumerc ?

Après des joueuses comme Céline il y en a très peu. Il ne faut pas vouloir faire du Céline Dumerc, même si c’est exceptionnel. C’est le message qu’on a aussi donné. On est toutes fan de Céline, moi la première, mais il faut aussi être soi-même. C’était le message. Trouver soi comment devenir leader.

Dans le jeu, sur quoi avez-vous insisté ?

On a insisté sur les points importants : qui est le chef sur le terrain puisque le meneur de jeu incarne le chef d’orchestre, on a insisté là-dessus. Sur le fait qu’il faut lever le nez en attaque car c’est lui qui voit tout le jeu, sur les fins de possession puisque qu’en général c’est la responsabilité du meneur. Tous ces points qui sont très importants, mais sans oublier l’aspect défensif car c’est le meneur qui est le premier et s’il se fait passer et ça met en péril toute l’équipe.

« En étant gamine, on aurait rêvé de faire un tel camp »

Sur le site internet, il est écrit « s’imprégner de la culture sport féminin, basket féminin », qu’est-ce que ça veut dire ?

Le basket masculin et féminin, ce sont deux cultures totalement différentes et il ne faut pas vouloir faire du basket masculin dans le basket féminin. On a des qualités différentes qui font que les gens apprécient aussi le basket féminin, c’était pour inculquer ces valeurs. Et la question était aussi comment s’imposer en tant que femme. On commence juste à parler du basket féminin et je pense que c’est aussi ce qui a fait la richesse du camp. C’est le premier camp spécifiquement meneuse et 100 % féminin. Ça en a fait sa force.

Vous, les joueuses, vous aviez aussi envie de transmettre votre expérience ?

En étant gamine, on aurait rêvé de faire un tel camp. C’est pour ça que ça a fonctionné. On était comme des gamines, on l’a vécu avec les stagiaires et même nous, on avait des étoiles dans les yeux. On a vraiment donné des conseils, essayé d’être le plus disponible possible pour leur faire passer les messages.

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